Depuis quelques semaines et dans toute la France, plusieurs associations de parents identifient les dysfonctionnements de la réforme des rythmes scolaires, notent une plus grande fatigue des enfants, déplorent des ateliers périscolaires qui ne sont pas à la hauteur de l'esprit même de la réforme ... Alors que tout ceci se déroule dans le contexte où l’Etat, qui se félicite du bon fonctionnement de la réforme, apporte une aide financière aux communes, qu'en sera-t-il l'an prochain lorsque celles-ci devront financer seules cette réforme ?

Pour protester, ces associations ont lancé un mouvement de "Boycott de l'école le 13 novembre", dont vous trouverez le lien ci-dessous. Les arguments présentés nous semblent toutefois pertinents car le sondage réalisé récemment par le GPI conduit à identifier un constat identique.

Plusieurs parents nous ont sollicité pour connaitre la position du GPI par rapport à cette action : le GPI ne la soutient pas pour deux raisons principales :

  • La place des enfants est à l'école : ils n'ont pas à être pris en otage par des actions et des revendications, certes justifiées, mais qui peuvent trouver une autre forme d'expression. Laissons nos enfants apprendre, tous les jours d'école comptent pour réussir les apprentissages, pour passer des bilans, pour progresser.
  • Beaucoup de parents travaillent et ne peuvent pas se permettre de garder (ou faire garder) de façon impromptue leurs enfants le mercredi. Une telle mobilisation sur un jour ouvré ne permettrait donc pas une participation totale des parents qui souhaiteraient manifester leur mécontentement.
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